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Prélèvement SEPA - SDD : quid de la «reachability» ?2.4.2012 par admin.
expert SEPA d’EXPLAIN
Retour d’expérience en Belgique Les premiers enseignements dont nous ont fait part nos amis belges (atelier Universwiftnet ING / migration Electrabel) concernent la « reachability » ou la capacité des banques de débiteurs à être atteignables. C’est-à-dire pour le prélèvement SEPA qu’une banque de débiteur peut recevoir des opérations aux standard SEPA, les traiter et émettre si nécessaire des Rejets (avant règlement) ou des Retours (après règlement), les fameux messages appelés « R ». Parmi les banques installées en Belgique, 99% sont aujourd’hui en capacité de recevoir du SDD Core comme doivent l’être toutes les banques de la zone euro depuis le 1er novembre 2010 d’après le règlement CE 924 /2009 (modifié pour devenir le règlement SEPA « end date » (UE) N o 260/2012 publié le 30 mars dernier au journal officiel européen).
Ce pourcentage a finalement atteint le niveau actuel sous la pression des créanciers. Rappelons qu’en Belgique, le SDD est émis depuis le 1er novembre 2009 ! Certaines succursales de banques étrangères hors de l’union européenne considéraient ne pas être concernées par le SEPA bien qu’installées en Belgique. Du côté du prélèvement interentreprises dit SDD B2B, 96% des banques belges sont aujourd’hui atteignables, ce qui est remarquable sachant que ce prélèvement est optionnel. Le SDD B2B représente à ce jour 10% des transactions de SDD.
Il est vrai que le prélèvement SEPA est nouveau pour tous les acteurs et remet en cause des décennies d’habitude des clients, des émetteurs et des personnels des banques.
Une difficulté majeure pour les créanciers résulte de l’utilisation de nouveaux codes de rejets parfois mal maitrisés par les banques. Il en résulte une formation réciproque « sur le tas » des banques de débiteurs et des créanciers.
Qu’en est-il en France ?
Les chiffres sur la « reachability » des banques françaises ne sont pas disponibles mais certains créanciers ayant déjà commencé à migrer au SDD Core (et ils sont foule comme on le sait !) attendraient avant de continuer leur migration que toutes les banques soient prêtes.
En témoigne ce service proposé par une banque de créancier qui consiste à retransformer les messages SDD Core au format SEPA à destination de banques non atteignables, en messages au format national CFONB. En effet, la migration étant irréversible, il fallait trouver une solution pour les rares pionniers ayant tenté l’aventure.
Quelques banques françaises ont adhéré au SDD B2B mais ce n’est pas la majorité. On en trouve la liste sur le site de l’EPC ci-après. http://www.europeanpaymentscouncil.eu/content.cfm?page=sepa_core_direct_debit_scheme_-_participant_register_sepa_direct_debit
Le SDD n’est pas qu’un projet informatique, il concerne aussi et surtout les métiers.
Le 1er février 2014 est proche… Un goulot d’étranglement est à prévoir fin 2013 pour les tests avec les banques.
Que ce soit chez les émetteurs de prélèvements ou dans les banques, la communication vers les clients et la formation des utilisateurs s’avèreront parmi les facteurs de réussite les plus importants ……, mais souvent minimisés !
Posté dans SDD Prélèvement SEPA | Aucun commentaire » Le 1er février 2014, date butoir du règlement «end date» est-elle écrite dans le marbre ?29.1.2012 par admin.
Par Catherine Gondelmann Bredin expert SEPA de la société EXPLAIN
Impossible de modifier la loi !
1er février 2016 ?
Selon quelle probabilité ?
Report de la migration ?
Offre de service de conversion par les banques
Quel est le risque ?
Posté dans Règlementation | 1 commentaire » L’AMI du prélèvement SEPA – Advanced Mandate Information –27.10.2011 par admin.
Nouvelles versions des « Rulebooks» SDD applicables le 19 novembre 2011 par Catherine Gondelmann Bredin - expert SEPA d’EXPLAIN
Contrairement à ce que le titre pourrait laisser entendre, je ne vais pas vous parler d’amitié. L’AMI est une nouvelle fonctionnalité proposée dans le cadre du prélèvement SEPA qu’il soit standard (SDD « Core ») ou interentreprises (SDD « B2B »).
Le principe consiste pour le créancier à envoyer un message contenant les données du mandat dès sa récupération auprès du débiteur.
Par exemple, un client décide de s’abonner à un journal et de payer par SDD. Il complète un mandat papier de SDD qu’il a récupéré dans un exemplaire du journal, le signe et l’envoie au créancier. A sa réception, le créancier émet un AMI vers une banque (au sens PSP – Prestataire de Services de Paiement - de la DSP) offrant le service d’AMI selon les modalités définies contractuellement avec elle.
Le message d’AMI est alors transmis à la banque du débiteur (schéma dit 4 coins) par un mécanisme d’échange (EM) que les 2 banques ont convenance à utiliser. Ce peut être un système de mails sécurisés.
La banque du débiteur donne une réponse positive ou négative à l’AMI sous 10 jours interbancaires, c’est-à-dire les jours ouvrés du calendrier Target.
Attention ! L’AMI ne se substitue pas au premier prélèvement (FIRST), il le précède.
L’AMI sera particulièrement utile dans le cas où le délai de présentation des prélèvements est court comme dans le SDD « B2B » où il est d’un jour (D-1), de même que dans la version 2012 du SDD « Core ». Cette version optionnelle du SDD dite Core 1 (comme D-1) a été validée par l’EPC, le Conseil Européen des Paiements, dans le cadre de la démarche annuelle de demandes d’évolution (« change requests ») des « Schemes » (terme traduit dans le Règlement « end date » par « régimes de paiement »).
L’AMI est optionnel mais peut avoir une vraie valeur ajoutée pour les acteurs
Pour que l’AMI fonctionne, plusieurs conditions doivent être remplies :
0 La banque du créancier doit offrir le service et avoir accès à un ou plusieurs EM afin de toucher le plus grands nombres de débiteurs. Elle doit gérer la capacité des banques de débiteurs à être AMI atteignables (« reachability »).
0 La banque du débiteur doit accepter de répondre aux messages d’AMI et avoir accès à un ou plusieurs EM afin d’être atteignable par le plus de créanciers possibles. Notons qu’elle peut facturer sa réponse à la banque du créancier.
0 Le créancier doit avoir souscrit à l’offre AMI d’une ou plusieurs banques. Ce peut être une banque différente de celle(s) à qui il remet ses flux de SDD. Ce service sera très certainement payant.
La valeur ajoutée de l’AMI réside dans le fait de permettre au créancier d’obtenir au plus tôt une certitude sur le statut du compte du débiteur et à la banque du débiteur d’obtenir au plus tôt la validation d’un nouveau mandat par le débiteur.
Notons cependant que les contrôles effectués par la banque du débiteur à réception d’un AMI ne valent pas garantie d’acceptation des SDD à venir, ils ne reflètent que l’état du compte du débiteur au moment de leur exécution.
L’AMI est documenté dans les RuleBooks « Core » et « B2B » du prélèvement SEPA
La version 5.0 du recueil de règles SDD « Core » (EPC016-06), la v3.0 du Recueil de règles SDD B2B (EPC222-07) et leurs Guides de mise en œuvre respectifs (IG « Implementation Guideline ») entreront en application courant novembre 2011.
Ces deux « RuleBooks » contiennent, en annexe, la spécification de l’option AMI.
Qui offrira l’AMI ?
Il est encore trop tôt pour connaître les banques qui offriront ce service au regard du faible développement actuel du prélèvement SEPA. Cette fonctionnalité ayant été demandée par la communauté bancaire belge, il est probable que les banques belges seront les premières à l’offrir.
La concurrence entre banques voulue par le SEPA devrait démontrer son efficacité à cette occasion.
catherine.gondelmann@explain.fr
+33 6 77 74 66 07
Posté dans SDD Prélèvement SEPA | Aucun commentaire » Prélèvement SEPA Core ou B2B ?14.2.2011 par admin.
Article posté par Catherine Gondelmann Bredin – expert SEPA sur le hub du trésorier d’entreprise de viadéo en réponse à l’article d’Éric DESQUATREVAUX « Prélèvement SDD : oui mais lequel ».
Pour simplifier, on peut dire qu’il y a : Le prélèvement SEPA Core
Le prélèvement SEPA interentreprises dit B2B optionnel pour les protagonistes.
Alors qui cela peut-il intéresser ?
Aujourd’hui, le site de l’EPC, le Conseil européen des paiements, indique que 3909 banques ont adhéré au Prélèvement SEPA Core et 3381 au SDD B2B. Catherine Gondelmann Bredin EXPLAIN Expert et formatrice SEPA +33 6 77 74 66 07 catherine.gondelmann@explain.fr www.explain.fr Posté dans SDD Prélèvement SEPA | Aucun commentaire » | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||